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Silfinia la Clinquante - la cité d'or

Silfinia

Silfinia dite la belle, la rutilante ou la clinquante, n’a usurpé aucun de ses surnoms. Cette cité est celle de l’or et des bijoux, des parfums et du commerce de luxe. Mais Silfinia est aussi la ville de la débauche : tripots, tavernes, auberges et bordels se succèdent dans un enchevêtrement urbain anarchique et coloré.

Silfinia Silfinia est très isolée des autres villes d’Erèbe, et le chemin pour s’y rendre, la Route des Cents Cols est célèbre pour ses précipices, ses passages étroits, ses rocs acérés, son climat capricieux et surtout pour les redoutables brigands qui y sévissent, tant il y a de richesses qui y transitent. Voilà comment les marchands et leurs escortes, avides de détente après un si long périple, ont aidé au développement des commerces du vice autant que celui de l’or.

Dès que l’on passe les murailles ocres de la première enceinte, la musique retentit à chaque coin de rue. Jongleurs, cracheurs de feu et montreurs d’ours pullulent Les femmes sont belles, les rues colorées, les odeurs d’épices semblent toutes cacher des merveilles. On se laisse aller, on boit, on chante, on joue et on dépense toujours plus…

Lorsque l’on passe la seconde enceinte, les rues et les maisons s’espacent et se structurent. C’est le domaine des joailliers et du commerce de luxe où se pressent les riches marchands. Au centre de ce quartier trône l’immense et somptueux palais du gouverneur, dont les dômes recouverts de gemmes et de métaux rares scintillent même à la lumière de la lune. Ce palais est, dit-on, le plus beau que les hommes aient jamais construit.

La garnison de Silfinia a bien mauvaise réputation : violente et corruptible, c’est dit-on la pire milice d’Erèbe. En terme d’efficacité, par contre, rien à dire. Aucune armée de brigand n’a jamais pu inquiéter les « Brutes de Silfinia » comme on les appelle.

Il faut dire que la plupart des « brutes » ne font pas ce métier par vocation, et cela tient à une méthode de recrutement pour le moins originale. Toute personne qui s’abreuve à une taverne dans la première enceinte est susceptible d’être recruté. Le seul moyen d’y couper est d’acheter immédiatement un « reçu » d’une valeur d’une couronne, ou de présenter un reçu valide.

Silfinites

Le système politique de la ville est un des plus originaux d’Erèbe : chaque année, la ville est jouée au poker, entre les citoyens qui prétendent au poste de gouverneur. Les mises sont astronomiques et il faut un solide trésor pour pouvoir y participer.

Traits de caractère : frivoles, expansifs, parvenus.

Noms : Souvent pompeux et à consonances à la fois italiennes et arabes : Giovanni ben Sassoum, Abu Rakim, Adrim di Verssuzo, Mathilda, Leïla…

Tenues : Toujours la plus somptueuse et voyante possible. Chemises brodés, redingotes aux couleur vives et chapeaux à plumes pour les hommes, robes chargées de dentelles et coiffes sophistiquées pour les dames. Sans oublier de nombreux bijoux que l’on se doit de porter même si l’on est pauvre. Les classes inférieurs arborent des couleurs moins voyantes, mais ne perdent jamais une occasion de rajouter un élément coloré à leur tenue, même si le résultat est parfois ridicule.

Inspirations :

  • Pour la ville : Las Vegas de nos jours, Tao bang de Cassegrain et Vatine.
  • Pour les costumes : nobles de la Renaissance, De capes et de crocs de Masbou et Ayroles.

Scénariste responsable : Crousti Ana